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L'Oeuvre de Nelligan
Les Pieds sur les chenets
Chopin
Five o'clock
Frisson d'hiver
Gretchen la pâle
Hiver sentimental
Le Salon
Le Violon brisé
Lied fantasque
Mazurka
Pour Ignace Paderewski
Rondel à ma pipe
Soir d'hiver
Rêves enclos
Soirs d'octobre
Violon d'adieu
Soir d'hiver
Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j'ai, que j'ai!
Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire: Où vis-je? où vais-je?
Tous ses espoirs gisent gelés:
Je suis la nouvelle Norvège
D'où les blonds ciels s'en sont allés.
Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.
Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À tout l'ennui que j'ai, que j'ai!...
***
Noche de invierno
¡Ay, cómo nevó la nieve!
Mi ventana es un jardín helado.
¡Ay, cómo nevó la nieve!
¡Qué es el espasmo de la vida, qué,
Al lado del dolor que hay en mí, que hay!
Los estanques todos gélidos yacen
Negra es mi alma. ¿Adónde voy? ¿En dónde vivo?
Sus esperanzas todas gélidas yacen.
La nueva Noruega soy
De la que huyeron los rubios cielos.
Llorad pájaros de febrero por el sombrío
Escalofrío que hay en las cosas.
Llorad pájaros de febrero,
Llorad mis rosas, llorad mis llantos,
Entre las altas ramas del cedro.
¡Ay, cómo nevó la nieve!
Mi ventana es un jardín helado.
¡Ay, cómo nevó la nieve!
¡Qué es el espasmo de la vida, qué,
Al lado del tormento que hay en mí, que hay!
Traducción de: Miguel Frontán
***
Virgiliennes
Bergère
Jardin sentimental
Les petits oiseaux
Nuit d'été
Presque berger
Rêve de Watteau
Tarentelle d'automne
Violons de Villanelle
***
Tarentelle d'automne
Vois-tu près des cohortes bovines
Choir les feuilles dans les ravines,
Dans les ravines?
Vois-tu sur le coteau des années
Choir mes illusions fanées,
Toutes fanées?
Avec quelles rageuses prestesses
Court la bise de nos tristesses,
De mes tristesses?
Vois-tu, près des cohortes bovines,
Choir les feuilles dans les ravines
Dans les ravines?
Ma sérénade d'octobre enfle une
Funéraire voix à la lune,
Au clair de lune.
Avec quelles rageuses prestesses
Court la bise de nos tristesses,
De mes tristesses!
Le doguet bondit dans la vallée.
Allons-nous-en par cette allée,
La morne allée!
Ma sérénade d'octobre enfle une
Funéraire voix à la lune,
Au clair de lune.
On dirait que chaque arbre divorce
Avec sa feuille et son écorce,
Sa vieille écorce.
Ah! vois sur la pente des années
Choir mes illusions fanées,
Toutes fanées!
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