Les Ailes de l'Imaginaire
par
Pier de Lune




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En cherchant l'oeil de Dieu, je n'ai vu qu'un orbite
Vaste, noir et sans fond, d'où la nuit qui l'habite
Rayonne sur le monde et s'épaissit toujours ;
Un arc-en-ciel étrange entoure ce puits sombre,
Seuil de l'ancien chaos dont le néant est l'ombre,
Spirale engloutissant les mondes et les jours

Gérard de Nerval

Novembre

Le jour se perd à l'horizon


Un bleu qui s'éteint
ténèbres envahissantes
ni lune, ni étoiles
n'osent s'y aventurer
de peur d'y mourir en novembre


le ciel se déchaîne
les cieux se rencontrent
la terre mugit à grande voix
dans un incoercible fracas


la nature se venge
les dieux répondent
leurs ailes mortelles nous frôlent
ils vomissent nos déchets
ils s'abreuvent de sang frais
pour se renouveler.

à tout prendre et rien laisser
les hommes n'ont jamais rien gagné


Pier de Lune



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Chef d'oeuvre: Where heavens meet Freydoon Rassouli
permission obtenue - permission granted








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