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Lecture du poème
Pierre de soleil (traduit par Juliette Schweisguth)
Liminaire
Je suis à l'entrée d'un tunnel.
Ces phrases perforent le temps.
Peut-être suis-je ce qui espère à la fin du tunnel.
Je parle avec les yeux fermés.
Octavio Paz
Biographie
présentation de Juliette Schweisguth
Octavio Paz (né au Mexique en 1914 et mort en 1998) a vu le jour dans
le village de Mixcoac dont il dit:
"Mixcoac fut mon village: trois syllabes nocturnes
un masque d'ombre sur un visage solaire
Vint Notre Dame, la mère Poussière
Elle vint et on la mangea. J'allais par le monde.
Ma maison fut mes paroles, ma tombe l'air".
A dix-sept ans Otavio Paz fonde une revue d'avant-garde et publie
ses premiers poèmes deux ans plus tard. Il créera une école pour jeune
travailleurs. Plus tard, partant en Espagne pour la guerre civile,
il rencontrera Neruda avec lequel il se lie d'amitié. De retour au Mexique,
il participe très activement à la revue "Taller Poétique"(1938-1941)
dirrigée par Rafael Solena où l'on découvre tous les jeunes poètes de cette génération.
La lecture de Proust fut pour lui une révélation.
Paz a beaucoup voyagé, en Amérique, en France où il participe activement
au groupe surréalistes et se lie avec Breton et Benjamin Péret (à qui l'on doit
la traduction de Pierre de Soleil dans poésie/gallimard).
Il fait publier en 1950 son essai le labyrinthe de la solitude
(méditation sur le Mexique)
Pierre de Soleil est né en 1957 et il est publié dans son recueil
liberté sur paroles (qui rassemble ses poèmes écrits en 1935 et 1957.
En 1962 il devient ambassadeur du Mexique et démissonne de ce poste en 1968.
Il compose un recueil d'essais littéraires et politiques en 1967
(Courant alternatif) et deux recueils sur Claude Levi Strauss(1967)
et Marcel Duchamp (1968)
Il a voyagé au Japon et en Inde également et l'on sent cette
influence de l'Orient dans un recueil comme Versant(1969)
qui réunit ses poèmes écrits en Inde...
En 1990, Paz reçoit le Prix Nobel de littérature.
Paz écrit
Bibliographie
référence: site web de la fondation Octavio Paz
Aigle ou Soleil? París: G. Fall, 1957, 97 pp. Trad. Jean-Clarence Lambert
[¿Águila o sol?]
Conjonctions et disjonctions. París: Gallimard, 1972, 173 pp. Trad.
Robert Marrast. [Conjunciones y disyunciones]
Courant alternatif. París: Gallimard, 1972, 173 pp. Trad.
Roger Munier. [Corriente alterna]
Deux transparents: Marcel Duchamp et Claude Lévi-Strauss. París: Gallimard, 1970, 193 pp. [Reúne dos ensayos de Paz: "Marcel Duchamp o el castillo de la pureza", traducido por Monique Fong-Wust, y "Claude Lévi-Strauss o el nuevo festín de Esopo", traducido por Robert Marrast.]
D'un mot à I'autre. París: Gallimard, 1980, 192 pp. Trad. Jean-Claude Masson. [Antología poética]
Ecrire. París: s.n., 1992, 28 pp. (serie: Voies livres: Pratiques et Appentissages de I'Ecrit, 64).
Hommages et profanations. París: Jean Hughes, 1963. Trad. Carmen Figueroa. [Antología poética]
Itineraire. París: Gallimard, 1996, 145 pp. Trad. Jean-Claude Masson. [Itinerario]
L'arbre parle: Poéms. París: Gallimard, 1987, 158 pp. Trad. Jean-Claude de Masson y Frederic Magne. [Árbol adentro]
L'arc et la lyre. París: Gallimard, 1965, 384 pp. Trad. Roger Munier. [El arco y la lira]
L'autre voix: Poésie et fin de siècle. París, Gallimard, 1992, 172 pp. Trad. Jean-Claude Masson. [La otra voz]
La fille de Rappaccini. Nouvelle Revue Française, vol. 7, núm. 80 (agosto 1959), 254-285. Trad. André Pieyre de Mandiargues. 2ª. ed. París: Mercure de France, 1972, 91 pp. Trad. y "Préface" de André Pieyre de Mandiargues, 7-11. [La hija de Rappaccini]
La flamme double: Amour et érotisme. París: Gallimard, 1994, 200 pp. Trad. Claude Esteban. [La llama doble]
La Fleur saxifrage: Langue et littérature. París: Gallimard, 1984, 248 pp. Trad. Jean-Claude Masson. [Antología de ensayos]
La quête du présent: discours de Stockholm. París: Gallimard, 1991, 63 pp. Trad. Jean-Claude Masson. ["La búsqueda del presente", edición bilingüe.]
Lecture et contemplation. París: La Délirante, 1982, 48 pp. Trad. Jean-Claude Masson. [Lectura y contemplación]
Le feu de chaque jour. París: Gallimard, 1986, 128 pp. Otra edición ampliada: París: Gallimard, 1990, 220 pp. Trad. Claude Esteban,
Roger Caillois y Jean-Claude Masson. [El fuego de cada día]
Le Labyrinthe de la solitude. París: Fayard, 1959, 259 pp.
Trad. Jean-Clarence Lambert. [El laberinto de la soledad]
Le labyrinthe de la solitude, seguido de "Critique de la pyramide".
París: Gallimard, 1972, 254 pp. Trad. Jean-Clarence Lambert.
[Ed. refundida y aumentada de El laberinto de la soledad y Posdata.]
Le signe et le grimoire: Essais sur l'art mexicain. París: Gallimard, 1995, 189 pp. Trad. Jean-Claude Masson.
[Selección de ensayos de Obras completas vol. VII: Los privilegios de la vista.]
Le singe grammairien. Ginebra: Albert Skira, 1972, 170 pp. Trad. Claude
Esteban. Diseño gráfico de Maqbool Fida Husain. Otra ed.: París: Flammarion, 1982,
152 pp. [El mono gramático]
Liberté sur parole: Condition de nuage, Aigle ou Soleil?, A la limite
du monde. París: Gallimard, 1971, 190 pp. Prefacio de Claude Roy. Trad. Jean-Clarence
Lambert. Piedra de sol trad. por Benjamin Péret. [Libertad bajo palabra]
Liberté sur parole. París: Gallimard, 1966, 257 pp. Trad. y prefacio,
"L'hymne et le discours", de Jean-Clarence Lambert, 7-11. 2ª. ed., aumentada, 1971.
[Libertad bajo palabra]
Lueurs de l'Inde. París: Gallimard, 1997. Trad. Jean-Claude Masson.
[Vislumbres de la India]
Marcel Duchamp, I'apparence mise à nu. París: Gallimard, 1977,
187 pp. Trad. Monique-Fong-Wung. [Reúne dos ensayos: "El castillo de la pureza"
y "water writes always in * plural".]
Marcel Duchamp, ou le Château de la pureté. Ginebra: Claude Givaudan,
1967, 105 pp. Trad. Monique Fong-Wust. [Marcel Duchamp o el castillo de la pureza]
Mise au net. París: Gallimard, 1977, 81 pp. Trad. Roger Caillois
[Pasado en claro]
Nocturne de San Ildefonso. París: Galilée, 1987, 69 pp. Trad.
Jean-Clarence Lambert. ["Nocturno de San Ildefonso"]
Pierre de soleil. París: Gallimard, 1962, 59 pp. Trad. Benjamin Péret
[Piedra de sol]
Point de convergence: du romanticisme à I'avant-garde. París: Gallimard, 1976, 217 pp. Trad. Roger Munier. [Los hijos del limo]
Première instance: 1935-1945. París: La Délirante, 1986, 59 pp. Trad. Frederic Magne. [Antología de poemas de la primera época.]
Prix Tocqueville 1989: Discours prononcés à I'occasion de la remise du prix à ctavio Paz. París: Gallimard, 1989. [Discurso de Paz (37-57), François Mitterand, et. al.]
Renga. Poema coletivo de O.P. et al. París: Gallimard, 1971, 97 pp. Presentado por Claude Roy.
Rire et pénitence. Art et histoire. París: Gallimard, 1983, 250 pp. Trad. Claude Esteban y Jean-Claude Masson. [Antología de ensayos]
Soleil sans âge. París: Falaize, 1959, 97 pp. Trad. y "Note du transcripteur" de Benjamin Péret, 7-8. [Piedra de sol]
Solo à deux voix: Entretiens avec Julián Ríos. París: Editions Ramsey/de Cortanze, 1992, 199 pp. Trad. Jean-Marie Saint-Lu. [Solo a dos voces]
Sor Juana Inés de la Cruz, ou, Les pièges de la foi. París: Gallimard, 1987, 636 pp. Trad. Roger Munier. [Sor Juana Inés de la Cruz o las trampas de la fe]
Un au-delà érotique: Le Marquis de Sade. París: Gallimard, 1994, 101 pp. Trad. Jean-Claude Masson. [Un más allá erótico: Sade]
Un inconnu de lui-même, Fernando Pessoa. Trad. Jean-Claude Masson. ["El desconocido de sí mismo, Fernando Pessoa"]
Une planète et quatre ou cinq mondes: reflexions sur I'histoire contemporaine. París: Gallimard, 1985, 248 pp. Trad. Jean-Claude Masson. [Tiempo nublado]
Versant est, et autres poèmes, 1957-1968. París: Gallimard, 1970, 195 pp. Trad. Yesé Amory, Benjamin Péret, Claude Esteban, Jacques Roubaud y Roger Munier. Pról.
"De la poésie comme insurrection", de Claude Esteban, 7-23.
[Ladera este y otros poemas]
Pierre de Soleil
(présentation de Juliette Schweisguth)
Quand je plonge dans les mots des autres, c'est pour débusquer leurs rythmes intimes,
m'en approcher au plus près...
Là, j'ai l'envie de vous présenter ma traduction du poème d'Octavio Paz "Piedra de Sol":
"Pierre de Soleil"...
Traduire, pour moi, c'est d'abord écouter le poème, son coeur interne, essayer
d'écouter l'homme qui vibre avec. Traduire est un peu être médecin du poème:
on prend son pouls, sa température, on le soigne et pour ça, il faut apprendre
à l'écouter, écouter sa parole, sa vibration sa douleur et sa joie... Palper
la peau et la chair des mots. Bien sûr, traduire, c'est aussi aller avec sa
sensibilité propre, je ne peux m'en défaire, même si l'idéal serait d'être
vierge de tout rythme, de se regarder en objet et sujet à la fois... Alors,
ce n'est qu'une version parmi tout un champ possible de visions que je vous propose...
La vision qui ressemble à ma façon d'écouter...
Plus tard, je vous parlerai de toute la mythologie qui afflue dans ce long poème de
584 vers plus 6 (les 6 derniers sont l'exact miroir du début).
Octavio Paz a mis vingt ans de sa vie à écrire ce poème qui fusionne avec le cosmos,
les origines et cultures, l'Histoire et son histoire...
Benjamin Péret en a fait une traduction lui aussi que vous pouvez
lire dans Octavio Paz,Liberté sur parole chez Poésie/Gallimard
(version dont je suis partie pour en dévier et laisser couler
une écoute différente). Lien vers le :
poème en langue originale
Juliette Schweisguth
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