Les dieux grecs




Étranges fragments de nuages d'une gloire ancienne,
Passants attardés d'une divine compagnie,
Ils exhalent le souffle de ce monde lointain dont ils viennent,
Des voûtes célestes mainenant perdues, et de l'air olympien.

Pour les Grecs, ce n'étaient pas les dieux qui avaient créé le monde, mais l'inverse : l'univers avait créé les dieux. Bien avant qu'il y eût des dieux, le ciel et la terre (Ouranos et GÆA, s'étaient formés et ils étaient l'un et l'autre les premiers parents. Les Titans étaient leurs enfants et les dieux leurs petits-enfants.

a) Les Titans et les 12 grands Olympiens
b) Les dieux des eaux
c) Le monde souterrain
d) Les deux grands dieux de la Terre
e) Liens vers d'autres sites

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Les Titans et les 12 grands Olympiens
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Les Titans, souvent nommés, les Dieux Anciens, régnaient en maîtres suprêmes sur l'univers. Ils étaient d'une taille énorme et d'une force incroyable. Ils étaient aussi fort nombreux mais quelques-uns seulement apparaissent dans les récits mythologiques. De tous les Titans, le plus important fut Cronos. Il gouverna les autres Titans jusqu'à ce que son fils, Zeus, le détronât et s'emparât du pouvoir.


Les douze Olympiens formaient une famille divine:


Zeus et ses deux frères Poséidon et Hadès se partagèrent l'univers et la répartition se fit par un tirage au sort. Le domaine de la mer échut à Poséidon et l'empire des morts à Hadès. Zeus devint le dieu souverain, le Seigneur du Ciel, le dieu de la pluie, celui qui rassemblait les nuages et maniait à son gré la foudre terrifiante. Son pouvoir éclipsait celui de toutes les autres divinités réunies.


Héra était à la fois la femme de Zeus et sa soeur. Elle fut élevée par Océan, le Titan, et la Titanide Téthys. Protectrice du mariage, elle prenait un soin particulier des femmes mariées.


Poséidon régnait sur la mer et il était le frère de Zeus, auquel seul il le cédait en importance. Sur les deux rives de la mer Egée, les Grecs étaient marins; il était donc naturel qu'ils eussent pour le dieu de la mer une vénération très particulière. Poséidon épousa Amphritrite, petite fille d'Océan, le Titan. Souverain de la mer, ce fut lui cependant qui fit don du premier cheval à l'homme.


Hadès était parmi les Olympiens, le troisième frère, auquel le sort attribua le monde souterrain et le royaume des morts. On le nommait aussi Pluton, le dieu des richesses et des métaux précieux enfouis dans la terre. Il quittait rarement son sombre empire pour l'Olympe ou la terre et personne ne l'encourageait à le faire; sans pitié, inexorable mais juste, dieu terrible mais non malfaisant, il n'en était pas moins un visiteur indésirable. Sa femme était Coré ou Perséphone qu'il enleva de la terre pour en faire la Reine des Enfers. Il était le Souverain des Morts mais non la Mort elle-même que les Grecs nommaient Thanatos.


Pallas Athéna était la fille de Zeus et de lui seul. Aucune mère ne la porta. Adulte et tout armée, elle sortit du crâne de Zeus. Elle était la déesse de la Cité, la protectrice de la vie civilisée, de l'agriculture et de l'artisanat. Elle est souvent surnommée la "déesse aux yeux pers" ou encore "aux yeux étincelants". Elle était la plus importante des trois divinités vierges. Athènes était sa ville d'élection.


Phoibos Appollon fils de Zeus et de Léto, il naquit dans la petite île de Délos. On reconnait en lui "le plus grec de tous les dieux". Il apparaît en effet comme l'une des plus belles figures de la poésie grecque; il est le musicien qui charme l'Olympe quand il joue de sa lyre dorée, il est le seigneur à l'arc d'argent, le dieu-Archer, le Guérisseur aussi, qui le premier apprit aux hommes l'art de la médecine. Il était surtout le dieu de la Lumière, celui en qui nulle ombre ne demeure - et c'est ainsi qu'il devint le dieu de la Vérité. Jamais un mensonge ne tombe de ses lèvres.


Artémis, soeur jumelle d'Apollon, fille de Zeus et de Léto, elle était une des trois déesses vierges de l'Olympe. Elle était la "Dame des Animaux sauvages", le Grand Veneur des dieux, elle prenait grand soin des nichées et couvées et on l'honorait partout comme la protectrice de la jeunesse. Comme Apollon était le Soleil, Artémis était la Lune et on l'appelait tour à tour Phébé ou Sélénè.


Aphrodite, déesse de l'Amour et de la Beauté, elle séduisait et trompait chacun, tant homme que dieu; déesse du rire, se moquant doucement de ceux que ses ruses avaient conquis, elle était encore la déesse irrésistible qui ôtait l'esprit même aux sage. Dans la plupart des récits, elle est l'épouse d'Héphaïstos, le dieu laid et difforme de la forge.


Hermès Zeus était son père et Maïa, fille d'Atlas, sa mère. Grâce à une statue bien connue, son apparence nous est plus familière que celle de n'importe quel autre dieu. Il était alerte et gracieux dans ses mouvements. Il était le message de Zeus, celui qui "vole, aussi léger que la pensée, pour remplir sa mission". De tous les dieux, c'était le plus subtil et le plus astucieux. En fait, il était le dieu des voleurs. Ilétait encore le guide solennel des morts, le Héraut divin qui menait les âmes à leur dernière demeure. Aucune autre divinité n'apparaît aussi souvent que lui dans les poèmes mythologiques.


Arès, dieu de la Guerre, fils de Zeus et d'Héra, qui tous deux, nous dit Homère, le détestaient. Arès apparaît rarement dans la mythologie. Dans un récit, il est l'amant d'Aphrodite et dénoncé à la juste indignation des Olympiens par la mari outragé de l'infidèle, Héphaïstos. À l'encontre d'Hermès, Héra ou Apollon, il ne semble pas avoir de personnalité distincte.


Héphaïstos, dieu du Feu, parfois dit fils de Zeus et d'Héra, parfois d'Héra seule, qui l'aurait ainsi mis au monde en représailles de la naissance de la fille de Zeus, Athéna. Seul parmi les immortels, tous d'une beauté parfaite, il était hideux, et difforme par surcroît. L'Odyssée lui donne Aphrodite pour épouse. C'était un dieu affable, amoureux de la paix, populaire tant dans les cieux que sur la terre.


Hestia, était la soeur de Zeus et comme Athéna et Artémis, une déesse vierge. Elle était la déesse du feu - symbole du foyer - devant lequel tout enfant nouveau-né doit être porté avant d'être admis dans la famille. Chaque repas commençait et finissait par une offrance à Hestia.

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       Les dieux des eaux
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Poséidon était le souverain de la Mer et des Eaux Calmes. Les fleuves souterrains faisaient aussi partie de son empire.


Océan était le seigneur du fleuve Océan, cours d'eau immense qui encerlait la terre. Il avait pour femme Téthys, Titanide elle aussi; tous deux avaient pour filles les Océanides, nymphes du fleuve Océan ainsi que leur nom l'indique, et pour fils les dieux de tous les fleuves et rivières terrestres.


Pontos, dont le nom signifie Abîme de la Mer, était fils de la Terre, mère universelle, et père de Nérée, une divinité marine bien plus importante que Pontos ne le fut jamais lui-même.



Nérée était appelé le Vieil Homme de la Mer (toujours la Méditerranée), "un dieu doux et loyal qui n'a que des idées justes et bienveillantes et ne ment jamais". Il avait épousé Doris, fille d'Océan, qui lui donna cinquante filles ravissantes, les Néréides, nymphes de la Mer, dont l'une, Thétis, fut la mère d'Achille. Une autre, Amphitrite, épousa Poséidon.


Triton était le trompette du dieu de la Mer, qu'il annonçait en soufflant dans une conque. Il était le fils de Poséidon et d'Amphitrite.


Protée était dit parfois fils de Poséidon et parfois son serviteur. Il avait un double pouvoir, celui de dévoiler l'avenir et celui de se métamorphoser à volonté.



Les Naïades étaient elles aussi nymphes des Eaux. Elles élisaient domicile dans les sources, les ruisseaux et les fontaines.

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       Le monde souterrain
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Hadès ou Pluton gouvernait l'empire des morts et avait comme épouse Perséphone. Son empire porte son nom.
Le Tartare et l'Érèbe sont parfois données comme deux régions du monde souterrain. Le plus profond,le Tartare, était alors la prison des Fils de la Terre et l'Érèbe le lieu de passage que traversent les ombres dès l'instant où survient la mort. Vigile est le seul poète à fixer avec clarté la géographie des Enfers. Selon lui, on y descend par un sentier qui mène à l'endroit où l'Achéron, fleuve de l'Affliction, se joint au Cocyte, fleuve des Gémissements. Un vieux nocher immortel, Charon, prend dans sa barque les âmes des morts et les transporte sur l'autre rive où s'élève la porte menant au Tartare.


Cerbère, gardien de la porte des Enfers, est le chien à trois têtes et à la queue de dragon qui laissait entrer les ombres mais ne leur permettait jamais d'en sortir. Dès leur arrivée, chacune des ombres passait devant trois juges : Rhadamanthe, Eaque et Minos; ceux-ci prononçaient la sentence, envoyant les mauvais à leurs tourments éternels et les justes dans un lieu de délices nommé les Champs-Élysées.
En sus de l'Achéron et du Cocyte, trois autres fleuves séparaient le monde souterrain de la surface de la terre : le Phlégéton, fleuve du feu, le Styx, fleuve des serments irrévocables par lequel juraient les dieux, et enfin le Léthé, fleuve de l'oubli.


Quelque part dans cette vaste région s'élevait le palais de Pluton. Il est pourvu de nombreuses portes et d'innombrables hôtels. Tout autour du palais s'étendent de vastes espaces blafards et froids, et des champs d'asphodèles, fleurs que l'on présume étranges, pâles et fantomatiques.


Les Erynnyes (ou Furies)sont placées par Virgile dans le monde souterrain où elles punissent les coupables. Les poètes grecs, quant à eux, pensaient qu'elles étaient surtout chargées de pourchasser les méchants sur la terre. Elles étaient inexorables mais justes. En général, on en citait trois : Tisiphone, Mégère et Alecto.


Hypnos, le Sommeil, et Thanatos, son frère (la Mort), séjournaient dans le monde souterrain, d'où les rêves, eux aussi, montaient vers les hommes. Ils passaient par deux portes, l'une faite de corne, pour les rêves véridiques, l'autre d'ivoire, pour les rêves mensongers.

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                       Les deux grands dieux de la Terre
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Démeter, déesse du Blé, fille de Cronos et de Rhéa, et le dieu du Vin, Dionysos étaient les divinités suprêmes de la terre. Les autres divinités vivant dans le monde étaient comparativement sans importance.


Pan venait en tête. Il était le fils d'Hermès; on le donne pour un dieu joyeux et bruyant; cependant, il était aussi mi- animal, sa tête portait des cornes et des sabots de chèvre lui tenaient lieu de pieds. Il était le dieu des chevriers et des bergers. C'était un musicien merveilleux; sur sa flûte de roseau, il jouait des mélodies plus douces que le chant du rossignol. Il était perpétuellement amoureux de l'une ou l'autre nymphe mais toujours éconduit à cause de laideur.


Silène passait parfois pour fils de Pan, parfois pour son frère et donc fils d'Hermès. C'était un vieillard jovial et corpulent, monté le plus souvent sur un âne, étant trop ivre pour marcher. Il fut le précepteur du dieu du vin et comme le montre sa perpétuelle ivresse, devint son élève assidu après avoir été son maître.


Castor et Pollux étaient encore deux frères fameux et très populaires, que la plupart des récits font vivre et mourir alternativement, passant ainsi chacun six mois dans l'Olympe et six mois sur la terre. Fils de Léda, ces deux divinités étaient avant tout chargées de la protection des marins.


Léda était la femme de Tyndare, roi de Sparte, et la légende la plus répondue veut qu'elle lui ait donné deux enfants mortels, Castor et Clytemnestre, celle-ci femme d'Agamemnon; mais à Zeus, qui l'abusa sous la forme d'un cygne, elle en donna deux autres qui étaient immortels : Pollux et Hélène, l'héroïne de Troie.


Les Silènes étaient des êtres mi-hommes mi-chevaux. Ils marchaient sur deux jambes mais avaient souvent des sabots en guise de pieds, les oreilles et toujours la queue de ce même animal. Aucun récit ne leur est consacré mais on les voit souvent apparaître dans la décoration des vases grecs.


Les Satyres, comme Pan, étaient des hommes-chèvres, et comme lui vivaient dans les lieux sauvages de la terre. Contrastant avec ces divinités laides et inhumaines, les déesses des bois étaient des jeunes femmes aux formes ravissantes : les Oréades, nymphes des montagnes, et les Dryades, nymphes des arbres, parfois aussi nommées Hamadryades lorsque leur destin les liait à celui de leur arbre.


Éole, roi de Vents, vivait lui aussi sur la terre, dans les îles Éoliennes. Précisons que ce dieu restait soumis à Zeus dont il n'était au fond que le vice-roi. Les quatre vents principaux sont : Borée, le roi du nord; Zéphyre le vent d'ouest; Notos, le vent du sud, et enfin le vent d'est, Euros.


Quelques êtres encore, pas plus divins qu'humains, séjournaient sur la terre. Parmi les plus importants,on cite:


Les Centaures, mi-hommes, mi-chevaux; c'étaient surtout des créatures sauvages, plus animales qu'humaines. L'un d'eux cependant, Chiron, était connu partout pour sa bonté et sa sagesse.


Les Gorgones faisaient elles aussi parti du monde terrestre; elles étaient trois et deux d'entre elles étaient immortelles. Elles ressemblaient à des dragons et leur regard changeait les hommes en pierre.


Les Grées étaient les soeurs aînées des Gorgognes, trois vieilles femmes aux cheveux gris et qui n'avaient qu'un seul oeil à elles trois.


Les Sirènes habitaient une île de la mer. Elles avaient des voix mélodieuses et leur chant, en attirant et abusant les marins, les menait à leur perte. On ne savait rien de leur apparence car par un de ceux qui les avaient aperçues n'était jamais revenu.


Très importantes, mais sans résidence bien déterminée divine ou terrestre, étaient les Moires, en latin les Parques, qui, nous dit Hésiode, distribuent aux hommes dès l'instant de leur naissance tout le bonheur et le malheur que la vie leur réserve. Elles étaient trois, Clotho, la fileuse, dont la quenouille déroule le fil de la vie; Lachésis , dispensatrice du Sort, qui assigne à chacun sa destinée; Atropos, l'inflexible, qui tranche sans pitié le fil de la vie.

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       Autres Sites

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Bibliographie : Les aspects du mythe (Mircea Eliade)
Recherches et notes personnelles : Pier de Lune





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Dernière modification de ce document: 5 avril 2004