Poètes d'Aujourd'hui (invités)

Par Ordre alphabétique



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Belarbi, Karima
Dalla, Pierre
Félix, Christophe
Gil, Emili
Melmiriel
Robbie
Rocchia, Paquita
Robert
Roussel, Jean-Claude
Routel, Arnaud


                                   ***
Le Poète et l'imagination: (Freud)


On appelle prime de séduction, ou plaisir préliminaire, un pareil bénéfice de plaisir qui nous est offert afin de permettre la libération d'une jouissance supérieure qui émane de couches psychiques, bien plus profondes (...).


La véritable jouissance devant l'oeuvre littéraire provient de ce que notre psyché se trouve par elle soulagée de certaines tensions. Peut-être même le fait que le poète nous permet de jouir désormais de nos propres fantasmes sans scrupule ni honte contribue-t-il pour une large part à ce résultat? (EPA, 80-81.)


                                   ***
Belarbi, Karima
triangle



Ton seul amour


Quand je ferme les yeux, le monde est doux,
Le vent soulève les mèches rebelles et vole mes peurs.
Je sens son souffle chaud emplir mes courbes.
Et je vois mon corps allongé sur un lit de plénitude.


Il est temps de te dire Adieu mon coeur!


Au bord de la falaise je contemple les vestiges de mon passé
je m'en vais, faire le deuil de mes douloureux souvenirs!
Il ne reste des images tendres de nos baisers au goût sucré et policé
Mais, alors explique-moi pourquoi mon coeur est sur le point de périr?


Aujourd'hui, je veux te dire combien je souffre de tourner les pages
je veux te dire que je prends plaisir à me dévêtir de mon deuil
garder les souvenirs, les chérir, les ranger dans les âges.
Je vais regarder l'avenir à nouveau devant un chaleureux accueil.


Si l'amour doit nous attirer les larmes
Et nous rendre aussi vulnérable qu'un nouveau-né
Alors, qu'il se tienne éloigné de mon esprit désespéré.


S'il doit anéantir le peu de raison qui nous habite
Et nous ôter l'espoir de connaître les plaisirs de la vie
Alors, hors de moi, de vouloir le côtoyer.


Pourquoi? amour, pourquoi? ...explique-moi tes tourments,
la cause de ton existence à la fois heureuse et tragique.
Explique-moi pourquoi je verse des larmes de désespoir
quand je souhaiterais vivre d'amour et de joie.


Ô désespoir de ma vie! tu as fait de moi un être sans vie,
Une âme sans espoir déambulant au gré de ta fantaisie...
Deux pôles se disputent un coeur prêt à se déchirer avec force.
Mourir sans avoir touché du doigt innocent tes doux rayons chaleureux!.


Karima Belarbi


              ***
Je dépose à tes pieds ma force et ma faiblesse!
A l'insu de mes compagnons d'armes je revendique ma féminité
Et tant pis pour mes galons si l'amour me rend maîtresse
de l'homme aimé et chéri, par mes gestes emprunts de simplicité.


Dès lors de la réciprocité de nos sentiments que faire des regards?
Au diable les tourments de la société qui suscitent jalousie et envie
Devant l'ampleur que prend le chemin de notre amour hagard!
Mais quelle déplorable pensée de la part des simples jetés sur nos vies...


Karima Belarbi


              ***
Je veux crier ma haine et mon ressentiment!
Je veux vous dire toute mon amertume exacerbée,
ma rage refoulée depuis toujours rejaillit avec empressement
et mon silence cache au fond de moi une grande colère délibérée.


Je veux fuir ce chaos de sentiment destructeur,
ne plus revenir sur les pas sombres et ennuyeux de mes souvenirs.


Mais que faire pour apaiser mon esprit angoissé et désemparé,
retrouver cette paix qui fut jadis si enivrante en ces temps de rire?


Mon Dieu! écoutez ce cri d'angoisse et aidez-moi à sauver mon âme,
séchez mes larmes de désespoir par la force de votre miséricorde,
que votre Grandeur dirige mes pas sur le chemin de la paix
Je ne suis qu'une fidèle façonnée de votre création.


Karima Belarbi


              ***
Sentir les fibres de mon corps traversées par les ondes du désir
me rappellent péniblement que ma féminité crie à son assouvissement.
Effleurer ma peau d'une main douce et câline pour y déposer la flamme d'un soupir
violent et terrible, m'amène inexorablement sur les rivages d'un plaisir imminent
telle une féline au geste sensuel ivre et me laisse pantelante et avide.


Karima Belarbi


                                   ***
Roussel, Jean-Claude
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L'oiseau du destin


Alors que tu n'étais encore qu'un enfant
Tu ne croyais pas en toi. C'est vers ta maman
Que tes deux yeux se tournaient tel un innocent


Elle simplement parce qu'elle était ta mère
Avait souhaité te donner des repères
Pour que seul tu t'en sortes mieux sur la terre


Souvent elle te prenait soudainement la main
Comme si c'était pour regarder vers demain
Bien souvent son amour réchauffait vos deux mains


Tu penses, cet oiseau t'a choisi par hasard
Et que bien sûr pour toi il est déjà trop tard
Où ce que je t'écris est vraiment trop ringard


Rends-toi compte que tu es très veinard
Repense donc à tes périodes de cafard
L'horizon de ces instants n'était que brouillard


C'est aujourd'hui que pour toi l'oiseau est venu
Il ne faut pas qu'il reparte sans t'avoir vu
Crois-moi Monsieur Destin sera vraiment déçu


Surtout tu ne dois pas passer inaperçu

Un jour complètement différent des autres


Jean-Claude Roussel© (Juillet 1999)


              ***
L'arbre à sentiments


La légende a toujours dit de cet homme
Qu'il ne pourrait jamais avoir de sentiments
Cette non vérité s'est un jour effacée


La roulette du hasard a pris sa gomme
Ce hasard sait qu'il intervient quand on lui ment
Un jour l'arbre cet homme a pu le rencontrer


Ce qui est arrivé par inadvertance
Et attribué à ses nombreuses absences
Réalité d'un heureuse coïncidence


La tête en l'air, il marchait sans regarder
Subitement contre l'arbre elle s'est heurtée
Donc, ce pauvre homme a été sonné


Nombreuses sont les personnes qui devant lui
Sont passées et l'ont vu endormi
Pensant que pour lui tout était déjà fini


En réalité, c'était tout le contraire
Qui était entrain de se passer. Sous cet air
Assommé, une transformation légendaire


Allait se produire le temps de son sommeil
L'arbre attendait que l'homme se réveille
Quelques signes annonçaient un proche éveil


Ceci arriva par un jour plein de soleil
Et depuis plus rien ne pouvait être pareil
Imaginez sa surprise lors de son réveil


Il s'aperçut de la particularité
De cet arbre, ces nombreux fruits qu'il put lui donner
Etaient tous différents, ce qui l'a étonné


Différents certes mais avec un point commun
Les croquer augmente toujours l'envie de faim
Sans jamais vouloir ce qu'est la fin


L'homme s'est réveillé, n'avait qu'une envie, manger
Devant tous ces fruits, il était émerveillé
Ne savait pas par lequel commencer

v L'arbre se mit à parler: "sers-toi mon ami
tous ces fruits sont pour toi, ils ont été bénis
Ta rencontre, ton sommeil ton réveil l'ont mûri"


L'homme resta muet un instant, lui répondit
"Je te remercie l'arbre aux milliers de fruits
je n'aurai jamais suffisamment d'appétit


Ils ont l'air si appétissant si délicieux
Je suis certain qu'ils sont tous très omptueux
Pour les manger il faudrait être très nombreux"


L'arbre répondit "chaque fruit a sa vertu
Mange-les tous et tu ne seras pas déçu
Tu obtiendras un résultat inattendu


Tu ne te reconnaîtras pas"
L'homme bien que peu convaincu se résigna
Tous les fruits l'un après l'autre il les mangea


Devinez ce qui ensuite se produisit
Son corps fut transpercé par une grande énergie
Spirituelle, très imprégnée de magie


Ensuite un phénomène inexplicable
Incompréhensible, inimaginable
A eu une conséquence immuable


L'homme put enfin éprouver des sentiments
Ainsi il pouvait vivre ordinairement
Mais surtout normalement et humainement


Aucun de ses détracteurs ne le reconnut
D'ailleurs à leurs yeux il a changé de statut
Revêtant l'habit de l'ami tant bienvenu


Ce qu'il n'a bien entendu pas pu comprendre
Il est vrai qu'on ne peut que s'y méprendre


Jean-Claude Rousse© (Tyrol,juin 1999)


              ***
La fleur de l'espoir


J'aimerai tant que cela arrive un soir
Pouvoir cueillir par hasard la fleur de l'Espoir
L'offrirai à ceux qui sont dans le désespoir


Afin que pour toujours ils ne broient plus du noir
Mais surtout qu'ils puissent leur futur mieux entrevoir
Nulle autre chose ne saura m'émouvoir


Jean-Claude Rousse© (Octobre 1999)


                                   ***
Christophe Félix
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Le temps attise les silences


Le jour est triste, la nuit est morne.
Je suis seul avec mes incertitudes.
Les pensées ont embrumé mes rêves.
Mon âme s'est fondue dans le plus triste amant de la solitude.
Le temps se consume et attise les silences.


Le souffle sans sourire a expiré mes pensées.
Le sablier de ma vie ne pouvait plus couler en cet abîme.
La voix de l'amour ne pouvait plus fracasser mes espoirs.
Je devais être cloué par la dévotion.
La passion devait me ramasser et m'enlacer.
Je devais être aimé comme j'avais toujours espéré être aimé.


A l'aube du crépuscule de ma nuit.
A l'heure où résonnait le cri de l'absence.
A l'heure où mes larmes conversaient de mon âme.
Elle est apparue aux confins de mes espérances.
Au déclin des méandres de ma vie.


L'amour a fait renaître mes joies.
L'amour a dilué mes peines.
Elle est la mère de l'amour qui redonne la vie.
Elle est celle qui fait chanter mes yeux d'allégresse.
Elle est celle qui fait rire mes larmes.
Elle est la preuve que l'amour existe encore
Mon coeur sera son fourreau
Ses désirs seront mes rêves.


Le jour où le silence de son absence résonnera en mon coeur.
Je pleurerai son sang, ses larmes couleront dans mes veines.
La mort me prendra par la main en ses chemins sinueux.
Et m'emmènera dans mon antre fait de flammes rouges.
Qui me rappellera la douceur de tes lèvres.


Christophe Félix©


                                   ***
Robert
triangle



La chair de la rose
Agrave; Paulette


Elle s'écarta de moi quelques instants
Un soupir sans plus
Elle se jeta sur mes yeux le temps de l'extase
J'ôtais sa pelure rosée de ses gouttes de désir
J'en gouttai le parfum de pétales doux
De mes lèvres, j'arpentais ses formes
Ni rose, ni tissus n'eurent jamais une peau si douce
Ni sous le ciel, ni sous l'aurore boréale
Je n'ai connu cette douceur
Sous sa jupe frémissait ma joie
Par cent mille pensées
Ses cuisses fuyaient autour de moi
Comme la brise haletante
Sa poitrine me transperçait
Telles des aiguilles
Ses poils se hérissaient pour m'égratigner
Atour de nous, les bruits de la ville fuyaient,
nous ignoraient
Me délectant de l'eau translucide
Je m'enivrais de ses sons difficilement perceptibles
Je fouillais son marais
Je m'y enlisais
Jamais, aux sons de la musique de nos respirations,
je n'ai autant eu le désir de mourir
De faner à jamais sur son corps brûlant
Autour de nous notre présence n'était qu'illusion
Elle n'était qu'éphémère, comme la brise d'un matin d'été
Un soir elle s'écarta de moi,
elle disparut à jamais dans mes songes
et, dans ma chair, elle s'est évanouie


Robert©


                                   ***
Arnaud Routel
triangle



La nuit est un songe


J'attends que le soleil efface la longue nuit bleue,
Je sens que le réveil brillera de mille feux,
C'est la nuit noire que j'exorcise par la nuit blanche,
C'est le lourd soleil qui s'est saoulé sous les planches.


À chaque nuit le monde muet se pend par le ventre
Et chaque jour qui pointe est un poignard qui éventre,
Tout le sang du monde ne séchera pas en une nuit
Il n'y a que Noé pour sauver ses brebis.


Parenthèse de la nuit dont elle désire l'éclipse
L'aube est un recueil de fantasque apocalypse,
Et comme ce roman-lumière se moire dans mes yeux
Au lourd mur de mon sommeil je fais mes adieux.


Arnaud Routel©


              ***
ATER


Couleur de l'absence et de l'infinie présence
Le noir vole aux autres l'essence de son existence,
Le noir, schizophrène absolu, le noir est blanc
Couleur de la nuit et du jour chauffé à blanc.


Chaleur de l'ennui, dévore ma chair et mon rire,
Ô toi mère d'infamie, laisse-moi donc te décrire,
Ô toi mère d'insomnie, cesse donc de me détruire,
Chaleur de l'obéissance, pécore à instruire.


Pâleur en naissance, nos extrêmes se sont grisés,
Quelle jouissance de percevoir la nuit irisée!
Quelle puissance de pouvoir goûter aux âmes blessées!
Pâleur qui s'enfuit, livrant ce monde terrassé.


Arnaud Routel©


              ***
Dérive


Le papier a bu l'encre comme une mer avide
Et souilla l'amnésie de la feuille livide,
Le papyrus se repaît d'une pluie de mots noirs
Comme un océan qui a saoulé sa mémoire.


Les mots sont des icebergs dérivant en silence
Sur la lenteur exquise que la banquise esquisse,
Les phrases se laissent sombrer dans la déliquescence
Comme un navire poreux dont le souvenir glisse.


Arnaud Routel


                                   ***
Soupir de Cire


Les bougies pleurent pour moi la haine qui m'étouffe,
Ces chaudes larmes sont pour moi un exutoire
De ces sincères soupirs sans auditoire,
Jusqu'à ce qu'expire la flamme sous mon souffle,
Car, dans l'obscurité que rien n'étouffe,
Une félicité noire me coupe le souffle.


Arnaud Routel


                                   ***
ONE WAY


J'ai personne à voir et pourtant je vois,
Impossible d'oublier et pourtant je bois,
Nulle part où aller et pourtant j'avance,
Pas de ligne d'horizon, point d'espérance ;
Juste le brouillard du présent droit devant,
Et je cherche en vain un objet tranchant
Afin d'aller voir de l'autre côté
Le soleil que je n'ai pas oublié.
Mais je paie cher ces moments d'évasion
Quand les fines larmes déroulent leur invasion.


Arnaud Routel©

ancolia

                                   ***
Melmiriel
triangle



Des traces sur le sable


Des traces sur le sable
Me mènent jusqu'à toi,
La mer est incapable
De se jouer de moi!


La mer est nourricière
Console mon chagrin,
La mer est trop entière
Pour les êtres incertains!


Pieds nus, j'avance, fébrile
Que vais-je trouver sur l'île?
Je marche sur des pas
Qui s'ouvrent devant moi!


Un poisson doré nage
Un oiseau bleu ravage
Mon coeur, plein d'une rage
De vivre ces instants!


J'avance sur le sable,
Je me couche et j'attends
Les traces sur ce sable
M'ont montré le néant!


Melmiriel
Catherine Escarras©, 24 octobre 1998 (T.D.R.-SGDL)®


                                   ***
La bouteille à la mer


Quelqu'un l'a jetée
Et je l'ai ramassée
Elle avait le goulot cassé
Et je me suis coupée!


Il y avait un message
D'amour et d'amitié
Mais il avait dans l'eau
Trop longtemps séjourné!


Le message avait du
Par plusieurs être lu
Le message était vieux
je l'avais pris pour moi!


Mais qui suis-je après tout
Pour croire encore aux fées,
Moi qui en suis soi-disant une
Et qui perd mes pouvoirs
Chaque fois que l'amour
Vient se poser sur moi!


La bouteille repart
Et j'imagine encor
Toux ceux qui trouveront
le message dedans!


Soyez très vigilants,
Il y a dans le monde
des bouteilles à la mer,
Jetées comme appâts!


Soyez très vigilants
Les mots sont des vipères
Qui entraînent les âmes
Dans des labyrinthes tordus
Dont on ne ressort plus!


Je retourne au rivage,
Je reviens sur la grève,
J'essaie de savourer
les vagues et l'océan,
J'essaie de redevenir fée,


Mais pour cela je ne dois
Plus jamais aimer
Qui que ce soit!


Melmiriel
Catherine Escarras©,13 mars 1998 (T.D.R.-SGDL)®


                                   ***
Pour Pier de Lune
La pierre de lune


Sur une plage, un continent,
Une pierre unique brillait gaiement
Elle se riait des éléments
Faisait sourire les passants,
Par ses couleurs, ses chatoiements.


On l’appelait "la Pierre de Lune"


Elle était tombée avec le vent,
Un soir de bourrasque tempêtant
Ses couleurs mordorées et argent
Amenaient tous les petits enfants,
Ils regardaient avidement
Puis demandaient à leurs parents


-"Je voudrais bien une Pierre de Lune!"


Et les parents de répondre gentiment


-"Il faut la mériter mon enfant!
Les Pierres de Lunes se font rares
De nos jours, les hommes ne croient plus au Vent
La lune se cache, a peur des hommes
Ils ont tant fait de leurs reproches
Ils ont démoli coeurs et chants,
Ils ont ramené des requins qui de leurs dents
Ont déchiqueté les restants de lune.
Elles se terrent, elles vivent en l’air,
Les Pierres de Lunes, dorénavant!"


Alors les enfants, yeux éblouis par le vent
Parcouraient les dunes de sable
À la recherche des Pierres de Lune
Mais en ces temps de solitude
Ils ne trouvèrent que la première
Celle tombée par accident,
La lune étant en grand chavirement
Car le soleil était au Levant!


Catherine Escarras© Melmiriel, 4 mars 1999 (T.DR.-SGDL)®


                                   ***
For Pier de Lune
The Moonstone


It stood there on the sand
Beaming with the rainbow’s hues
Pale gold to silver melted,
Bestowed on the precious shore
To celebrate the world.


The waves got bluer as they neared it
Or according to the sun
Got greener or yellowed,
It’s radiance overwhelmed
The sun’s radiance hence!


Through the cristal waters
Fine chiselled fish, orange spot covered
Swam, happy and slim,
As if Magic had been!


Children encircled it
Staring and dazzled
‘Twas the first time
They saw a moonstone fall
And hereby were stunned!


Catherine Escarras© Melmiriel March 6th 1999 (T.D.R.-SGDL)®


                                   ***
para Pier de Lune
Pietra di luna


Su una piaggia di un continente
Una pietra unica brillava gioiosa
Schersandosi delle forze della natura
Facendo sorridere i passanti
Con i suoi colori e legerezza
La chiamavano " Pietra di Luna "
Era caduta col vento
Una sera di violente tempesta
I suoi colori d'oro e d'argento
Attiravano tutti i fanciulli
La guardavano stupiti
Poi domandavano ai loro genitori
- " Io vorrei volontieri una Pietra di Luna! "
E loro rispondevano gentilmente
- " Tu devi meritarla, fanciullo!
Le Pietre di Lune sono diventate una cosa rarissima
In nostro tempi, non si crede più al Vento
La Luna si nasconde, ha paura degli uomini
Hanno fatto tanto male rimprovendo tutto
Hanno distrutto i cuori e i canti
Hanno attiratto dei squali, che, coi loro denti acuti
Hanno spezzato i resti della luna
Adesso, si nascondono, vivono nell'aria
le Pietre di Luna! "
Communque, i fanciulli, gli occhi storditi dal vento
Correvano sulla sabbia d'argento
Alla ricerca di Pietre di Luna
Ma in questa solitudine moderna
Potevano trovarne soltanto la prima
Quelle caduta per errore
La luna era molto agitata
Perchè il sole era al Levante!


Catherine Escarras© Melmiriel March 6th 1999 (T.D.R.-SGDL)®
Traduction italienne: Catherine Escarras


                                   ***
Dalla, Pierre
triangle



Le poète


La nuit quand tout dort
Le poète médite
Quand les autres s'amusent
Il écrit
Par ses beaux refrains
Il nous berce la nuit
Et rend le sommeil léger
Sous la dictée de sa plume
Il fait entendre sa voix
D'une extrémité à l'autre
Le poète est unique en son genre
Il chante le soir aux amoureux
Et tient compagnie à d'autres
Par ses écrits il donne conseils
Aux grands et aux petits
Ô poète que ton oeuvre est grande
Sans toi que ferait le monde?


Dalla Pierre



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ATTENTION: Je décline toute responsabilité pour l'envoi de poèmes dont la signature aurait été falsifiée. Si par hasard, vous trouvez une poésie n'appartenant pas à l'auteur indiqué, je vous prierais de bien vouloir me le signaler. Merci de votre compréhension.(P.d.L)


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Dernière modification de ce document: 10 avril 2004