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Poema 7
Inclinado en las tardes tiro mis tristes redes
a tus ojos oceánicos.
Allí se estira y arde en la más alta hoguera
mi soledad que da vueltas los brazos como un náufrago.
Hago rojas señales sobre tus ojos ausentes
que olean como el mar a la orilla de un faro.
Sólo guardas tinieblas, hembra distante y mía,
de tu mirada emerge a veces la costa del espanto.
Inclinado en las tardes echo mis tristes redes
a ese mar que sacude tus ojos oceánicos.
Los pájaros nocturnos picotean las primeras estrellas
que centellean como mi alma cuando te amo.
Galopa la noche en su yegua sombría
desparramando espigas azules sobre el campo.
Pablo Neruda, 1924
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Poème 7
Incliné sur les soirs je jette un filet triste
sur tes yeux d'océan.
Là, brûle écartelée sur le plus haut bûcher,
ma solitude aux bras battants comme un noyé.
Tes yeux absents, j'y fais des marques rouges
et ils ondoient comme la mer au pied d'un phare.
Ma femelle distante, agrippée aux ténèbres,
de ton regard surgit la côte de l'effroi.
Incliné sur les soirs je jette un filet triste
sur la mer qui secoue tes grands yeux d'océan.
Les oiseaux de la nuit picorent les étoiles
qui scintillent comme mon âme quand je t'aime.
Et la nuit galopant sur sa sombre jument
éparpille au hasard l'épi bleu sur les champs
Pablo Neruda
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