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Le Passage
Le passage est étroit
plus étroit encore à chaque démesure
à chaque temple
à chaque spirale.
Saturne au vent, suffoque
comment seront les semailles?
Le passage est étroit
et le couchant,
ainsi qu'un baiser inassouvi
s'agite au fond des lames.
Dilatée, la rime accroupie s'ébrèche
frôle la vie qui mord et apaise
reflète la rumeur vêtue de sa gangue d'ambre.
Le passage est étroit
plus étroit encore au milieu des harangues
des lèvres effilées
des contrebasses et contrecoeurs
des odeurs de vase et de sucre
mais au bout de la nuit se taisent les bleuissons
tandis que revient, insouciante,
notre musique...
Laurence de Sainte-Maréville©
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