|
|
Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde.
On a le sien.
(Jouhandeau, Marcel)
Éternité...
Entre Vents et Lune
Assis sur les marches de mon repos
J'ois un folk breton rythmé en saccades
Anciennes et modernes, proches de l'inconnu !
Dehors, le ciel en volutes grises
Voile et dévoile la lune
Ronde comme le ventre de mes chats
Claire comme la transparence de ton regard
Lumineuse comme un jet de soleil
Sur ce crachin qui t'anime certains jours...
On se regarde. Mes yeux dans son sourire
Sa lumière englobant mon âme comme
Un astre satellite de sa grandeur.
Assis sur les marches de ma maison,
Le silence de la nuit se repose sur mes épaules
La fraîcheur nocturne éveille mes sens
En des recherches fluides, comme l'incessante
Vague portée par le flux et le reflux,
Chantante des coquillages roulant
Au sable humide, qui crépite à chaque passage,
Eclairé de mille phosphorescences,
Lumière éternelle de la nuit, sans bruit...
Je viendrai poser mon souffle en elle
Depuis toujours mon coeur et mon âme
En battent d'envie, de joie, presque d'appartenance!
Là-bas, chez elle, je suis chez moi;
Je respire avec ses vagues, m'y baigne parfois
Mange les fruits de son lit et écoute jusqu'au sommeil
Battre son coeur.
Je sais qu'elle dit oui, à qui l'aime...
Elle me dira oui.
Elle me dira oui, et me bercera de ses vents
Doux ou tumultueux
Me collera les cheveux d'embruns et d'envies...
Avec la lune, nous parlons en silence
Du bruit de la vie
De la beauté de l'amour
De son souffle tiède sur nos plaines vides
Égarées, perdues en labours inaccessibles
Avec la lune nous savons la souffrance
Du coeur de la vie
Du silence de la nuit
De la lumière de l'amour, même au coeur éteint
L'amour est comme la flamme du soldat inconnu!
Elle brûle, mais pour qui?
On ne sait pas toujours!
Alors, certains soirs, assis sur les marches du ciel,
La lune me dit que tout est à gagner
Rien n'est jamais perdu
Que la lumière de la nuit est parfois
Plus révélatrice que celle du soleil
Qu'écouter son coeur et son instinct
Est comme parler à la Lune...
Certains soirs, où la Bretagne vous manque...
Kévin Raven Hill© (19 janvier 2OOO)
Dans mes Nuits Blanches....
Dans mes nuits blanches
Nos corps se mélangent d'amour
Dans mes jours sombres
Mon coeur s'enveloppe de fièvre
Comme
L'un et l'autre
Dans mes heures creuses
Tes caresses prolongent les pauses
Dans mes Dimanches
Je sens ton corps en approche
Comme
L'un vers l'autre
Arrache-moi le coeur
Pour le porter à tes lèvres
Et fait pleurer nos peurs
Pour le couvrir de fièvre
Comme
L'un à l'autre
Prends ma main, où tu veux
Et traversons l'océan
Qu'en ses profondeurs marines
Je trouve ta moiteur intime
Comme
L'un dans l'autre
Prend mon sexe dans tes mains
Aveugle d'amour, il fera le chemin
Qui en retour t'enfantera
D'un cri jusqu'à la nuit
Comme
L'un pour l'autre
Ton absence est fertile
En résonnance d'amour
Chambre close à l'ordre du jour...
Ma semence en ta fleur éclose
Comme
L'un prend l'autre
Aveuglé de lumière divine
Ton corps sur ma peau érectile,
Glisse enfin sur la nuit,
Dans un abandon rutilant...
Comme
Toi et Moi...
Kevin Raven HILL© (novembre 1999)
|