|
|
Biographie
Gérald Godin, poète Québécois naît à Trois-Rivières et fait ses études au Séminaire Saint-Joseph.
Il s'intéresse très tôt au domaine de l'information, devient journaliste aux Nouvelles (1959-1962)
et au Nouveau Journal (1962-1963). Il sera journaliste comme on cherche la vérité. Modestement et
sans prendre la pose.
Gérald Godin travaille aussi à Radio-Canada (1963-1969) comme recherchiste, puis comme chef de nouvelles.
Il est directeur général de Québec-Presse de 1969 à 1972.
Mais le journaliste ne débouche pas sur l'action, se plaint-il un jour. La politique est pour lui
un chemin naturel vers les autres. Il devient député du Parti québécois à l'Assemblée nationale et
ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration (1976-1985). Il sert son peuple avec la
plus grande générosité. Dans un texte écrit
pour Le Devoir en avril 1980, Gérald Godin fait le lien entre la poésie et la politique:
"La question n'est pas de savoir ce que les poètes font en politique, mais bien plutôt ce que la politique fait aux poètes. Quant à moi, au coeur d'une mêlée dont je n'imaginais pas la millième partie, je n'ai plus le choix.
Je suis dans la politique comme d'autres sont dans la finance. Je ne me possède plus."
Il fonde en 1963 Parti Pris, qu'il dirige de 1969 à 1977. Il y publie ses poèmes. On dit de lui
qu'il utilise le joual comme langue de communication poétique. Il décrit son appartenance au langage
en ces termes:
"
Les mots sont citoyens de la poésie. Innombrables,imprévisibles, vivants, dynamiques, changeants,
intraitables et qui, au fond, dominent absolument ceux qui croient s'en servir.
"
Gérald Godin se qualifie d'optimiste " forcené". Il écrit dans son recueil de poèmes Les botterlots
publié à l'Hexagone:
"La langue de ma mère a des mots pour tout."
Il chérit particulièrement le mot "liberté". Poète, il lie sa parole à celle de son peuple. Lui-même dit:
"En poésie, il faut oser être simple, modeste, familier.Je ne suis pas un poète de laboratoire.
Je suis dans la ruelle derrière. Je fais une poésie de piétons."
Homme d'action, il mène sa vie jusqu'au bout, avec le courage que l'on sait. Pour lui, la vie est langage.
Sa rétrospective de poèmes, intitulée Ils ne demandaient qu'à brûler, a obtenu, en 1987, le Grand Prix
du livre de Montréal, le Prix Ludger-Duvernay et le Prix Québec-Paris. Il a également reçu le Grand Prix
du Journal de Montréal, section poésie, pour Les Botterlots en 1994 et, à titre posthume, le Prix littéraire
Gérald Godin en 1995.
Son écriture est liée au Joual et aux combats linguistiques du Québec. Dans son roman L'Ange exterminé,
il réalise ainsi une satire sociale de certains milieux politiques et culturels de son pays, avec
l'humour grinçant qui lui est propre. Rythmes, souffle poétique, jeux de mots et même rimes viennent
unifier cet ensemble éclaté. De même, sa poésie a toujours approfondi la langue française et québécoise,
liant oralité et structures savantes pour chanter un appétit de vivre qui ne lui fit jamais défaut
Enfin, Gérald Godin aura laissé son nom au Cégep Gérald-Godin, un nouveau collège qui offrira
des programmes d'études préuniversitaires et techniques. Ce collège est situé à Pierrefonds, dans l'Ouest-de-l'île
de Montréal. De plus, la place qui entoure la station de métro Mont-Royal portera le nom du poète-disparu
parce qu'elle est une des plus fréquentées de son ancienne circonscription de Mercier.
(Les citations sont de Jean Royer, (directeur littéraire, l'Hexagone)
Lettres québécoises, #76, hiver 1994, p. 7.
Références: http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurG/godin_ge/oeuvr_go.HTML
http://www.litterature.org/notice.asp?numero=235)
|