elodia turki

Si par hasard un jour
dans cet espace creux
    sans portes ni miroirs
tu pensais
    —elle a des lilas sur les yeux
comme on dirait
    — elle a du vert sur les lèvres
que saurais-tu de moi?

Masque dévisagé
visage où transparaître
    un regard meurtrière
flèche un présage

peut-être une ombre

L'Elle du doute

Ceint de brillants soleils
tu déchires - geste de soie
mes mains brodées


Tandis que notre histoire
— ont refleuri les roses —
dessine sur ma peau de grands escaliers


Par la bande je m'adresse à toi
pour que tu oses


et c'est dans le sommeil
que l'éveil nous impose
un oubli au goût de mémoire
-comme distraitement -
que le miroir défait


Peu à peu je t'invente
Parfois je ne suis rien
ou seulement un peu cette pensée qui parle
lorsque ma nudité à la tienne s'offrande


Et s'Il n'apparaissait
créé par moi à son image
quels yeux de lui me pleureraient?


Abandonnée toute croyance
ma peur aussi
terrible icône
à Dieu ressemblerait!


J'avance
sans jamais parvenir
à ta première plage
L'ocre effleure ta joue


Comme distraitement
racontant notre histoire
s'invente un paysage
te parle un chant d'espoir
que la vague reprend



En avant de l'orage
en désobéissance
une pierre a hurlé
que le sort soudain
                             lance!


Elodia©



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Chef d'oeuvre - Paradise from Wizzle©


Les poèmes ci-dessus font partie du dernier recueil L'Elle du doute, édité par la Librairie-Galerie Racine
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Dernière modification de ce document: 30 mars 2004