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The Relic
When my grave is broke up again
Some second guest to entertain,
(For graves have learn'd that woman head,
To be to more than one a bed)
And he that digs it, spies
A bracelet of bright hair about the bone,
Will he not let'us alone,
And think that there a loving couple lies,
Who thought that this device might be some way
To make their souls, at the last busy day,
Meet at this grave, and make a little stay?
If this fall in a time, or land,
Where mis-devotion doth command,
Then he, that digs us up, will bring
Us to the bishop, and the king,
To make us relics; then
Thou shalt be a Mary Magdalen, and I
A something else thereby; *
All women shall adore us, and some men;
And since at such time miracles are sought,
I would have that age by this paper taught
What miracles we harmless lovers wrought
First, we lov'd well and faithfully,
Yet knew not what we lov'd, nor why;
Difference of sex no more we knew
Than our guardian angels do;
Coming and going, we
Perchance might kiss, but not between those meals;
Our hands ne'er touch'd the seals
Which nature, injur'd by late law, sets free;
These miracles we did, but now alas,
All measure, and all language, I should pass,
Should I tell what a miracle she was.
* Notes
Presumably the bone will be thought that of one
of Mary Magdalene's lovers.
John Donne
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La Relique
Quand au-dessus, mon tombeau fut à nouveau descellé
Quelque deuxième invité à traiter
(Car les tombeaux ont appris ce trait bien feminin
D’être plus qu’une personne par lit)
Celui qui élargit la tombe, apercevant
Un bracelet de cheveux brillants collé à mes os,
Ne nous laissera pas seuls,
Il se dit que ci-gît un couple d’amants
Qui pensait que cette installation put être un
abri
Pour préparer leurs âmes au Jour Dernier
Ou se réunir pour un court purgatoire.
Si cela survient à une époque, ou dans un pays
Où la superstition fait la loi
Alors lui, qui nous déterre, nous portera
A l'évêque, et au roi,
Pour faire de nous des reliques; puis
Tu seras une Marie-Madeleine, et moi
Un quelque chose de proche.
Toutes les femmes nous adoreront, et quelques hommes;
Et puisqu'à certaines époques on est hanté par les
miracles
J’aurais cet âge par ce texte enseigné
Où nous, inoffensifs amants, les écrivîmes
D’abord, nous nous bien aimâmes de bon amour et de bonne foy,
Bien que ne sachant pas ce qu’aimions, ni pour quoy;
De la différence des sexes, jamais n'en connûmes plus
Que nos anges gardiens;
Venant et allant, nous,
Pouvions le cas échéant nous tirer la révérence, mais
en dehors des nutritives prières
Nos mains jamais ne touchèrent
Les chastes joints de notre tombe;
Que la nature, blessée par les récentes lois du temps
laissait descellée.
Ces miracles que nous fîmes! Mais maintenant hélas,
J'outrepasserais toute mesure et tout langage
Si je disais quel miracle elle était.
Version française par
Gilles de Seze
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