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The storm is over
An invisible blanket of brilliant blue, brisk & biting, rips
wisps of errant cloud that race like chased thoughts 'cross hyaline skies;
brittle shards, whipped & wind-blown, rise to rake my face awake.
The storm is over...
The beach wears calm like a held breath.
Waves bear laced collars of foam-gray spray. A jogger
runs - from? or to? - footfalls marking time, molding sand.
The storm is over...
Scream of silver: seagull-smears cut air to land among seaweed heaps - green
slime snakes leaping with sand flees - crab-bit bones & dead-eyed fish masks,
to gorge themselves by shred & beak-full, reveling on the ocean's offal.
The storm is over...
Tomorrow will bring the raucous crowds, towels & scented oils, but today
I jealously guard the anguish of my drifting reflections, knees hugged for life,
huddled in my shell, shivering & alone to face the sea's endless rush & flow.
The storm is over...
A ghost of crumpled poem falls from my hand to pirouette
cartwheels across the barren strand. Your image, too, ambulates
a timeless dance across the ravaged shores of my mind...
now, the storm is over.
Blake Dawson©
Après la tempête
Un invisible voile, bleu brillant, vif mordant,
chasse au loin des lambeaux de nuages dérivant
- pensées poursuivies à travers le cristal du ciel.
Les bourrasques de tessons, cinglants,
fouettent ma face, me ranimant.
La tempête est terminée.
Souffle retenu, la plage s'est revêtue
de calme. Les vagues portent des cols
de dentelle des gris embruns d'écume.
Un jogger court - d'où vient-il? où va-t-il? -
ses pieds modelant le sable, marquent le pas.
La tempête est terminée...
Cri d'argent: une envolée de goélands fend l'air puis
se pose parmi les amas d'algues - serpents visqueux et verts,
abritant des puces de mer bondissantes, restes de carapaces
de crabes, masques de poissons aux yeux éteints - se gorgeant
de miettes à plein bec, se délectant des offrandes de l'océan.
La tempête est terminée...
Demain ramènera la bruyante cacophonie des foules,
les serviettes et les huiles parfumées; mais, aujourd'hui,
je garde jalousement l'angoisse de mes pensées, à la dérive,
blotti dans ma coquille, les genoux serrés dans mes bras,
frissonnant, seul face à l'éternel va-et-vient des vagues.
La tempête est terminée...
Un spectre de poème chiffonné tombe
de ma main - elliptique pirouette
au bord de la grève nue. Ton image
aussi, déambule une valse intemporelle,
traversant le rivage dévasté de mes pensées...
maintenant, la tempête est terminée.
Traduit par Elodia©
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