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Sur le sol de Tunisie
C'est un jeudi
Que j'ai atterri
sur le sol aride de Tunisie
Je transpirais déjà sous mes vêtements
Car le soleil et la chaleur étaient présents,
Grâce à une traversée d'un bout de pays
voilà ce que j'ai gardé dans mon esprit
Beaucoup d'enfants qui jouent pieds nus
Sur de grandes étendues de terre battue,
Tout est gardé ou échangé
Même les vieux pneus ou du métal cabossé.
Des vaches laissées à l'abandon
Qui se mettent sous un arbre à la belle saison,
Une femme assise sur une vieille charrette
Transportée par un cheval qui perd la tête.
La chaleur laisse des traces
Seuls quelques oliviers ne sont pas dans la mélasse
Mais le reste succombe à cette menace
Sauf les palmiers qui semblent bien tenaces.
A part la pauvreté et le ciel bleu
Rien ne m'a plus écarquillé les yeux
Que la pluie chaude du soir
Pourtant la-bas très rare
Mais çà valait le coup de la voir
Et de croire
Que le ciel était un arrosoir.
Se réveiller au souffle du vent,
Etre embaumée par le jasmin,
Ecouter les vagues et leurs chants,
Goûter au melon divin
Et voir ce petit coin de paradis,
Qu'est, en quelque sorte, la Tunisie
Je trouve cette partie de l'Afrique
Vraiment magnifique!
Catherine Seynhaeve
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